LA VIE QUOTIDIENNE DE L'ARISTOCRATIE AU TEMPS D'EMILIE DU CHATELET
Le corps noble : parure, coiffure, toilette
* Le témoignage de l'écrivain
La parure
Dans un roman de Robert Challe auquel Paris et sa banlieue servent de cadre, Les Illustres Françaises (1713), une des héroïnes se pare à la manière d'une femme de la riche noblesse.

Elle était magnifiquement vêtue, toute en broderie d'or, collier, croix de diamants, boucles, bagues, pendants d'oreilles, agrafes, rien n'y manquait, et tout fin. Les dentelles les plus fines et les plus belles.

Robert Challe, Les Illustres Françaises,
Éd. Frédéric Deloffre et Jacques Cormier, Genève, Droz, 1991, p. 113-114

Dans son dialogue philosophique, Le Neveu de Rameau (écrit après 1761) Diderot montre comment la fille d'un boutiquier peut se laisser séduire par la promesse d'une parure et d'un train de vie qui lui paraissaient réservés aux femmes de la noblesse.

Est-ce que tu ne saurais pas faire entendre à la fille d'un de nos bourgeois* qu'elle est mal mise ; que de belles boucles d'oreilles, un peu de rouge, des dentelles, une robe à la polonaise**, lui siéraient à ravir ? que ces petits pieds-là ne sont pas faits pour marcher dans la rue ? qu'il y a un beau monsieur, jeune et riche, qui a un habit galonné d'or, un superbe équipage, six grands laquais, qui l'a vue en passant, qui la trouve charmante ; et que depuis ce jour-là il en a perdu le boire et le manger ; qu'il n'en dort plus et qu'il en mourra ? […] J'aurai donc des dentelles ? — sans doute et de toutes les sortes… en belles boucles de diamants.—J'aurai donc de belles boucles de diamants ?— Oui.— Comme celles de cette marquise qui vient quelquefois prendre des gants dans notre boutique ? — Précisément. Dans un bel équipage, avec des chevaux gris pommelés : deux grands laquais, un petit nègre, et le coureur*** en avant, du rouge, des mouches****, la queue***** portée. — Au bal ? —Au bal… à l'Opéra, à la Comédie… Déjà le cœur lui tressaillit de joie.

Diderot, Le Neveu de Rameau,
Éd. Jean Fabre, Genève, Droz, 1963, p. 22-23

* Commerçant parisien ** À la dernière mode : robe d'apparat bordée de fourrure *** Domestique qui précède le carrosse **** Eléments de maquillage
***** Traîne de la robe

Émilie Du Châtelet elle-même montre un goût pour la parure qui n'a d'égal que celui pour les sciences. Celle que Voltaire surnommait "Madame Pompon Newton" demeure un objet de critique pour ses contemporaines du fait de l'excès de ses ornements. Le regard à la fois admiratif et envieux de Mme de Graffigny (dans une lettre du 6 décembre 1738) cède place à des commentaires plus acerbes chez Mme Du Deffand qui voit dans ses pompons et ses pierreries un attachement ridicule symbolisant un manque de naturel et de simplicité ainsi qu'un besoin de paraître.

Elle m'a montré son bijoutier. […] Elle a bien quinze ou vingt tabatières d'or, de pierres précieuses, de laques admirables, d'or émaillé qui est une nouvelle mode qui doit être d'un prix excessif, autant de navettes de même espèce plus magnifiques l'une que l'autre, des montres de jaspe avec des diamants, des étuis, des choses immenses. […] Des diamants pas fort beaux, mais beaucoup de bagues de pierres rares, des berloques sans fin et de toutes espèces.

Correspondance de Madame de Graffigny,
Éd. English Showalter et coll., Oxford, 1985, t. I, p. 199


[…] Frisure, pompons, pierreries, tout est à profusion ; mais comme elle veut être belle en dépit de la nature et qu'elle veut être magnifique en dépit de la fortune, elle est obligée, pour se donner le superflu, de se passer du nécessaire, comme chemises et autres bagatelles.

"Portrait de Madame La Marquise Du Châtelet"
 dans Madame Du Deffand, Lettres (1742-1780), Paris, Mercure de France, 2002

La coiffure

Pour les femmes de la noblesse, au XVIIIe siècle, les ornements, surtout coûteux (dentelles, bijoux, fards), ont une fonction symbolique de leur rang, à côté de ce qu'ils ajoutent à leur beauté. Un personnage les aide à les choisir et à les acquérir : la "marchande à la toilette", commerçante qui démarche à domicile (et sert aussi parfois d'intermédiaire pour des intrigues amoureuses). Une comédie de Lesage jouée en 1709, Turcaret, met en scène le dialogue d'une baronne et d'une "marchande à la toilette".

Mme Jacob. — Je vous demande pardon, Madame, de la liberté que je prends. Je revends à la toilette, et je me nomme Madame Jacob. J'ai l'honneur de vendre quelquefois des dentelles et toutes sortes de pommades à Madame Dorimène. Je viens de l'avertir que j'aurai tantôt un bon hasard*, mais elle n'est point en argent, et elle m'a dit que vous pourriez vous en accommoder.

La Baronne. — Qu'est-ce que c'est ?

Mme Jacob.— Une garniture** de quinze cents livres, que veut revendre une fermière des Regrats ***: elle ne l'a mise que deux fois, la dame en est dégoûtée ; elle la trouve trop commune, elle veut s'en défaire.

La Baronne. — Je ne serais pas fâchée de voir cette coiffure****.

Lesage, Turcaret, acte IV, scène 10,
Éd. Nathalie Rizzoni, Paris, LGF, 1999

* Occasion à saisir **Ornement pour la coiffure *** Femme d'un financier **** Ce qu'une femme met dans ses cheveux
La toilette

Dans la vie noble, l'apparence est essentielle, surtout pour les femmes : d'où l'importance de la toilette. Dans son roman La Vie de Marianne, Marivaux, donne la parole à une orpheline animée du sentiment de sa noblesse (elle deviendra comtesse) qui se souvient de sa première belle robe.

Je me mis donc vite à me coiffer et à m'habiller pour jouir de ma parure : il me prenait des palpitations en songeant comment j'allais être jolie : la main m'en tremblait à chaque épingle que j'attachais ; je me hâtais d'achever sans rien précipiter pourtant : je ne voulais rien laisser d'imparfait. Mais j'eus bientôt fini, car la perfection que je connaissais était bien bornée; je commençais avec des dispositions admirables, et c'était tout.
Vraiment  quand j'ai connu le monde, j'y faisais bien d'autres façons. Les hommes parlent de science et de philosophie ; voilà quelque chose de beau, en comparaison de la science de bien placer un ruban, ou de décider de quelle couleur on le mettra !
Si on savait ce qui se passe dans  la tête d'une coquette en pareil cas, combien son âme est déliée et pénétrante ; si on voyait la finesse des jugements qu'elle fait sur les goûts qu'elle essaye, et puis qu'elle rebute, et son idée va toujours plus loin  que son exécution; si on savait tout ce que je dis là, cela ferait peur, cela humilierait les plus forts esprits, et Aristote* ne paraîtrait plus qu'un petit garçon.  C'est moi qui le dis, qui le sais à merveille ; et qu'en fait de parure, quand on a trouvé ce qui est bien, ce n'est pas grand chose, et qu'il faut trouver le mieux pour aller de là au mieux du mieux ; et que pour attraper ce dernier mieux, il faut lire dans l'âme des hommes, et savoir préférer ce qui la gagne** le plus à ce qui ne fait que la gagner beaucoup : et cela est immense !

Marivaux, La Vie de Marianne, 1ère partie, (1731),
Éd. Frédéric Deloffre, Classiques Garnier, Paris, 1990, p. 50

* Célèbre philosophe grec du IVe siècle av. J.-C. considéré comme un prodige de profondeur ** Séduit
* Le témoignage du peintre
La Marchande de modes, 1746, François Boucher (1703-1770)
huile sur toile, 64 cm x 53 cm, National museum, Stockholm

En 1745, la future reine de Suède, Louise Ulrique, commanda à Boucher quatre tableaux des "heures du jour". Il n'exécutera finalement que ce tableau, qui est la représentation du matin.
Le marché du vêtement est en pleine transformation au XVIIIe siècle. La ville de Paris s'affirme comme la "capitale de la mode", éclipsant par la même occasion la Cour qui, depuis les Valois, avait toujours détenu ce titre. Les monarques étaient les seuls à dicter les règles de l'élégance mais il faut compter désormais avec les marchandes de mode. Néanmoins, tout ce commerce reste très peu abordable et ce ne sont finalement que les personnes les plus fortunées qui peuvent faire appel à leurs services. Les marchandes de mode, ne possédant souvent pas de boutiques, se déplaçaient au domicile de leurs clientes. La mode reste donc le fait des élites sociales, d'abord parisiennes. Dans les campagnes, les colporteurs donnaient l'écho de la capitale, en apportant rubans, pompons et colifichets. Tous les vêtements en général étaient des articles de prix. Chez les paysans, on les usait donc jusqu'à la corde, se les transmettant sur plusieurs générations ; dans la noblesse, on revendait les robes aux marchands regrattiers qui les proposaient alors, de seconde main et moins chères, aux bourgeoises. Les tailleurs et couturières pouvaient aussi démonter un habit pour en faire un autre avec les mêmes tissus et ornements. La Reine, quant à elle, donnait ses robes aux femmes de son entourage qui les faisaient remonter ou les revendaient. C'est pourquoi aucune des robes des reines de France ne nous est parvenue.

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La dame à la jarretière, 1742, François Boucher (1703-1770)
huile sur toile, 52,5 cm x 66,5 cm, Madrid, Fondation Thyssen-Bornemisza

Cette "scène d'intérieur" représente une dame à sa toilette et sa servante, qui toutes deux occupent l'espace de ce tableau. Cette scène est délimitée par de nombreux objets, tels le paravent, le miroir, la porte vitrée, la cheminée ou bien encore le soufflet ou le plumeau. Cette oeuvre de Boucher est typique du XVIIIe siècle, les peintres s'intéressent souvent à la vie privée des bourgeois et des aristocrates et en montrent le confort nouveau avec les fauteuils capitonnés, les petites cheminées présentes dans beaucoup de pièces de la maison, une clarté nouvelle due à la fabrication de vitres de plus grande dimension, l'apparition de nombreux bibelots et objets d'un quotidien luxueux (porcelaines). Cette représentation peut néanmoins aussi recevoir une lecture érotique. En effet la limite apposée par les nombreux objets semble être partout transgressée : ainsi, derrière le paravent, un portrait semble épier cette scène intime. Derrière la porte vitrée, un rideau dissimule peut-être un personnage ou bien encore le jeu des ombres laisse deviner à gauche une fenêtre, c'est-à-dire une vue. La présence du chat sous la jupe de la dame aux jambes largement écartées ou les braises encore chaudes dans la cheminée font partie des nombreuses allusions grivoises que compte ce tableau.

* Le témoignage des archives (Le fonds Malon de Bercy, AD 94)
Factures d'articles de mode
  Document 11 : Au chapeau galant. 1er mars 1778
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto). H. : 11,2 cm ; L. : 17 cm. Cote : 46 J 172
 
  Document 12 : A la reine de France. 4 octobre 1779
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto). H. : 21,8 cm ; L.: 16,5 cm. Cote : 46 J 172
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  Document 13 : A la corbeille galante. 27 mars 1778
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto). H. : 24,9 cm ; L.: 18,8 cm. Cote : 46 J 172
   
 




Document 14 : A l'image Saint-Jacques. 9 juin 1780
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto verso). H. : 22,5 cm ; L. : 17,4 cm. Cote : 46 J 172

 

 

 

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  Document 15 : A la ville de Lille. 16 mai 1777
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto). H. : 22,7 cm ; L. : 19,3 cm. Cote : 46 J 172
 
  Document 16 : Au croissant d'or. 4 octobre 1779
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto). H. : 22,3 cm ; L. : 16,9 cm. Cote : 46 J 172
   

Document 17 : A la toison d'or. 3 juillet 1776
Feuille imprimée et manuscrite (facture sur le recto). H. : 22,5 cm ; L : 18 cm. Cote : 46 J 172

Document 18 : Cahier de compte. 1746-1768
Cahier manuscrit  relié en parchemin accompagné de 8 feuilles manuscrites dont le folio 81 du cahier suivi de trois pages vierges. H.: 34,3 cm; L.: 22 cm. Cote : 46 J 179
 

Il ne faut pas minimiser l'importance des pratiques vestimentaires de la noblesse. Elles apprennent beaucoup  sur le fonctionnement des codes sociaux. Le vêtement est le fidèle reflet des hiérarchies sociales. La noblesse est un  acheteur de premier ordre, elle a un rôle moteur dans l'économie et plus spécialement dans les échanges urbains. Elle anime la construction, le développement des commerces, par de nombreuses dépenses de prestige dictées par la nécessité de tenir et de marquer son rang. Le vêtir nobiliaire entraîne avec lui toute une économie de luxe, avec en amont la fabrication et en aval la commercialisation : la noblesse est la première cliente de la mode. Et ce ne sont pas les factures de Madame de Bercy (documents 11 à 18) qui vont contredire cette affirmation. Madame de Bercy est noble mais est également une femme, ce qui est important, quoique la mode masculine atteigne au XVIIIe siècle un raffinement jamais égalé. La femme pour tenir son rang doit porter un soin attentif aux artifices de la mode. Une femme dépense pour cela deux fois plus que son mari. On se laisse de plus en plus séduire par le superflu. Emilie du Châtelet n'était pas indifférente à ce "superflu" si veut en croire le surnom que lui avait donné Voltaire "Pompon Newton". A cette époque, « Pompon » est le terme générique que les femmes emploient pour parler des ornements de peu de valeur qu'elles ajoutent à leur coiffure.
Nombre de métiers répondent à cette demande. Parmi lesquels les merciers et les marchandes de modes. Au Moyen-Âge, on disait des merciers : "Merciers, marchands de tout, faiseurs de rien". Si au début chaque artisan vendait ses produits, il fallut rapidement quelqu'un pour rassembler les marchandises les plus diverses afin de les mettre à la disposition des acheteurs. C'est le rôle des merciers qui réuniraient aujourd'hui nos décorateurs, antiquaires, orfèvres et couturiers. Ils ne fabriquent rien directement mais montent les objets (par exemple, les pendules dans leurs cartels de bronze ou autre). C'est une profession du luxe (la maison Hermès serait un équivalent acceptable). Gersaint, passé à la postérité par l'enseigne que lui peint Watteau, était à l'époque de la marquise Du Châtelet, un des premiers merciers de Paris.

A la fin du XVIIIe siècle, les marchandes de modes (ou modistes) apparaissent dans le giron des merciers. Elles sont au cœur de l'accélération de la consommation vestimentaire. A Paris, on dépense deux fois plus pour sa garde-robe en 1780 qu'en 1700. Les modistes elles non plus ne prennent pas en charge la fabrication directe des objets toujours produits par les autres corps de métiers - rubaniers, passementiers, galonniers, lingères, couturières et tailleurs - mais elles s'occupent de leur enjolivement. Les grandes figures de ce milieu avant la Révolution sont Rose Bertin, modiste de Marie-Antoinette, et Mme Eloffe. Les marchandes de modes sont au centre du système de redistribution des objets, des goûts et des manières. Elles mobilisent l'activité de milliers d'artisans et de fournisseurs en recherchant toujours plus "d'ingrédients" comme on peut l'observer au travers des documents présentés : de la soie, des plumes, des bijoux, gazes, rubans, dentelle, taffetas…

Factures de parfums, poudres et gants
 
Document 19 : Mémoire des marchandises fournis à Madame la Marquise de Bercy par la veuve Gaillard. Année 1779
Feuille manuscrite (mémoire sur le recto). H. : 33,5 cm ; L. : 22,4 cm. Cote : 46 J 173
   
 
Document 20 : Mémoire des marchandises fournis à Madame la Marquise de Bercy par la veuve Gaillard. 13 avril 1780
Feuille manuscrite (mémoire sur le recto). H. : 33,5 cm ; L. : 22,4 cm. Cote : 46 J 173
 
 



Document 21 : Mémoire de ce que doit Madame la Marquise de Bercy à Moriset marchand gantier parfumeur. 19 février 1748
Feuille manuscrite (mémoire sur le recto). H.: 36,5 cm ; L. : 24 cm. Cote : 46 J 170
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De retour d'Orient, les croisés ont dans leurs bagages des huiles, des potions et des peaux parfumées qui introduisent en Occident un véritable engouement pour les parfums provoquant du même coup des tensions commerciales : en 1190, le privilège du commerce des parfums est attribué aux gantiers, enviés par les merciers, ce qui provoque de nombreuses querelles.
En 1594, un édit interdit aux uns comme aux autres de s'intituler parfumeurs, mais les autorise néanmoins à parfumer leurs marchandises. Vingt ans plus tard, les gantiers reconquièrent le droit de s'appeler "parfumeurs", à condition de ne vendre que des produits de leur fabrication. Ceci explique pourquoi dans les documents 19 à 21 on peut voir les termes gantier parfumeur associés de cette manière.
Sous Louis XIV, Versailles rayonne et impose sa mode et ses usages. L'usage du bain étant réduit, femmes et hommes usent et abusent de parfums et de cosmétiques. Le XVIIIe est tout autre. Certes la Cour de Louis XV est baptisée la "Cour parfumée" et l'usage d'un parfum différent chaque jour est prescrit ; tout y est parfumé : gants, vêtements, bains et aussi l'atmosphère avec l'apparition des pots-pourris. Mais avant tout on redécouvre l'hygiène et les goûts olfactifs évoluent vers des parfums plus légers qui font la fortune des premières grandes maisons parisiennes, les Fargeon, les Houbigant ou les Lubins.
On peut voir au travers des trois documents présentés la diversité des éléments utilisés par Madame de Bercy mais également l'importance des dépenses occasionnées.
L'engouement pour le parfum fait se développer l'art du flacon. Les contenants précieux, envahissant les boudoirs et les tables de toilettes, se multiplient : nécessaires de beauté, boîte à mouche, deviennent de véritables œuvres d'art. Le flacon émaillé peint se développe également comme c'est le cas à Vincennes, puis à Sèvres.
Il faut également noter qu'à cette époque, contenu et contenant sont vendus séparément : le parfumeur fournit ses créations dans des fioles toutes simples, et c'est la dame qui ensuite les transvase dans des flacons ouvragés.

* Le témoignage des objets

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Habit démonté, soie rose brochée argent,
XVIIIe siècle
Dentelles, rubans et broderies