Vie


Consulter la biographie d'Henri Laborit par Pierre Huguenard.

Henri LABORIT est né à Hanoï le 21 novembre 1914. D’abord chirurgien de la Marine, il s’orienta rapidement vers la recherche fondamentale.

LABORIT à son bureau [probablement dans un hôpital militaire en début de carrière]
(années 1940-1950)

En 1950, il s'intéresse à la chlorpromazine, premier tranquillisant au monde, et presque simultanément, il met au point la technique de l’hibernation artificielle. On lui doit aussi l’introduction en thérapeutique d’autres drogues à action psychotrope.

Ses nombreux travaux sur la réaction de l’organisme aux agressions ont précisé le mécanisme de certains grands syndromes physiopathologiques et ont apporté des solutions nouvelles à l’anesthésie et à la réanimation.

Ses travaux aux Etats-Unis lui valurent les plus prestigieuses consécrations, notamment le prix Albert Lasker en 1957, l’équivalent américain du prix Nobel.

LABORIT avec le prix Albert LASKER sur son bureau (1957)
mention : c Universal Photo / 42, rue des Jeûneurs Paris 2e

Hors, la communauté scientifique française eût peu d’égard et de reconnaissance pour cet homme à qui l’on reprochait son anticonformisme et son indépendance d’esprit. En effet, Henri LABORIT élargit tout au long de sa carrière le champ de ses activités en prônant l’interdisciplinarité. La République Française l'a néanmoins élevé au grade d'Officier de la légion d'Honneur en 1967.

   

En 1958, il crée le laboratoire d’Eutonologie à l’hôpital Boucicaut, qu’il dirigea jusqu’à sa mort. Celui-ci s’autofinançait grâce aux droits d’auteur et aux brevets scientifiques de Henri LABORIT et de son équipe.

Expérimentation animale de LABORIT accompagné de Claire BARON (années 1960)
mention : c Universal Photo / 42, rue des Jeûneurs Paris 2e

LABORIT dans son bureau au laboratoire d'Eutonologie à l'hôpital Boucicaut (années 1970)
mention : c Xavier VOIROL / Chêtre 1, CH-2800 DELEMONT

Par ailleurs, il dirigea la revue Agressologie jusqu’en 1983.

Couverture du premier numéro de la revue Agressologie

En 1968, il publieBiologie et structure, prélude à l’écriture d’une trentaine d’ouvrages de vulgarisation, dédiés à la philosophie scientifique et à la nature humaine. L’homme et la ville, L’éloge de la fuite ou L’inhibition de l’action ont tour à tour portés la penseé laboritienne vers un public enthousiaste, fidèle et composite.

Les années 1970-1980 marquent un tournant dans la carrière de Henri LABORIT. Sa renommée provoque un plébiscite à l’étranger. C’est ainsi qu’il est professeur invité de bio-psycho-pharmacologie à l’Université de Québec de 1978 à 1983. En parallèle, la communauté scientifique l’invite à diffuser son savoir et ses idées lors de conférences.

LABORIT à l'Académie Française (années 1980)

Henri Laborit a été révélé au grand public en 1980 par le film d’Alain Resnais « Mon oncle d’Amérique » (qui obtint le prix spécial du jury de Cannes). Il y joue son propre rôle en donnant aux autres protagonistes les clés biologiques leur expliquant leur comportement. Plus de 2 millions de spectateurs ont ainsi été sensibilisés à ses recherches.

Il est l’une des figures les plus originales de la science contemporaine : savant inclassable tour à tour chirurgien, théoricien des comportements, philosophe, écrivain et acteur.

Il est décédé le 18 mai 1995 à l’âge de 80 ans, après avoir consacré sa vie à la connaissance philosophique et scientifique des hommes.

Portrait de LABORIT (années 1990)
mention : c Thibaut de WURSTEMBERGER "Hautecour" / CH-1185 Mont-sur-Rolle, 021-825 18 25

LABORIT au tableau noir (années 1990)
mention : c Jean-Philippe DAULTE / Maupas 8 bis, CH-1004 Lausanne, 021- 24 47 68

 

© 1999 SCD Université Paris XII

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