PRÉCISIONS SUR LE MÉDECIN GAULTIER ET LA RÉPONSE EN FORME DE DISSERTATION A UN THÉOLOGIEN…

J’ai eu au mois de juin 1994, grâce aux documents que Mme Isabelle Sagot-Schnapper, membre de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, a eu l’obligeance de me faire connaître, l’occasion de recueillir à Niort, dans les Minutes de notaires conservées aux Archives des Deux-Sèvres, un certain nombre de renseignements supplémentaires sur la famille et la carrière du médecin Abraham Gaultier, auteur de la Réponse en forme de dissertation à un théologien. Les documents en question comblent quelques lacunes, et confirment les hypothèses que suggéraient les documents déjà connus, en particulier celle, formulée par le regretté pasteur Rivierre, selon laquelle le médecin était fils du maître orfèvre de mêmes nom et prénom.

Il s’agit en particulier de l’Inventaire après décès de ce dernier, en date du 22 novembre 1662, dressé par le Notaire Adam Joussaume (ADS, 3 E 216, acte 100). Ce document permet également de connaître le nom de la mère du médecin : Catherine Bernier, alors prédécédée, de son oncle (ou cousin ?) Isaac Gaultier, marchand, frère (ou cousin ?) de l’orfèvre, et de ses propres soeurs : l’aînée Élisabeth, mariée au marchand Jean Maignan, la puînée Marie, et sa cadette Catherine, – l’oncle (?) Isaac étant dès lors curateur de Marie, et à la fois tuteur et curateur des mineurs Abraham et Catherine.

Le contenu de cet inventaire, et les personnes qui y figurent, confirment l’appartenance de la famille du médecin au milieu de la riche bourgeoisie protestante de Niort, ce que font aussi d’autres documents tirés des minutes du même notaire ou de ses confrères, qui apportent par ailleurs d’autres précisions.

En particulier, un acte du 20 février 1681 dressé par le notaire René Chauvegrain (dans le registre 3 E 4508) atteste qu’Abraham Gaultier fils est bien dès cette date “docteur en médecine demeurant à Niort”, – et un acte dressé par le même vingt-cinq ans plus tard, le 21 octobre 1706 (registre 3 E 4524), atteste que son épouse Jacquette Fraigneau était alors décédée.

J’ai par la même occasion consulté aux Archives des Deux-Sèvres un cinquième exemplaire de la Réponse…, à ajouter aux quatre exemplaires que j’ai décrits dans Parité de la Vie et de la Mort – La Réponse du médecin Gaultier : il s’agit de l’imprimé répertorié sous la cote 8° 1007.

Cet exemplaire, à la reliure très modeste, fournit pour les pages 111 et 128 le même texte que ceux de Paris (B.N., R 25743) et Poitiers (DP 494 et DP 1698), mais il est identique à celui de la Bibliothèque Municipale de Niort (Rés. P 34E) en ce qui concerne la page 121 (l’erreur par interversion qu’on trouve dans les trois autres exemplaires, et qui donne lieu dans l’exemplaire DP 494 de Poitiers à un Errata final, est ici corrigée dans le texte).

Olivier BLOCH