Le Chirurgien (1920-1946)


1920, 1er juin.

A 35 ans, il devient le plus jeune chirurgien des hôpitaux. Pendant vingt ans, il opère chaque jours deux à trois malades, attentif au confort du patient et préoccupé de réduire la mortalité opératoire.

1923

A 38 ans, il devient le plus jeune agrégé de médecine, et le plus jeune professeur de chirurgie.

1924

Prix Chevillon de l’Académie de médecine, avec André Chalier.

1925, janvier

Première rencontre de Henri Mondor et de Paul Valéry lors d'un dîner place du Palais Bourbon chez Mme de Waresquiel.

1926, janvier.

Chevalier de la Légion d’honneur.

1926, 19 mai.

Election à l’Académie de chirurgie, où il se montre un débatteur zélé, un polémiste vigoureux, voire même vainqueur lors d’un fameux débat avec le chirurgien René Leriche sur les entorses.

1927

Mort de sa mère à Aurillac. Il gardera un souvenir de sa mère tel qu’il ne s’attachera à aucune autre femme.

1928, juin

Dans un restaurant proche de l'Institut, Henri Mondor invite Paul Valéry et Alain à un déjeuner aux mets et paroles si fameux que l'histoire de la littérature l'a retenu sous le nom de Déjeuner chez Lapérouse, qui fut le premier temps de la collaboration entre le poète et le philosophe.

1928

Première édition des Diagnostics urgents, qui devient rapidement un succès éditorial, et reste de nos jours un ouvrage de référence du dignostic chirurgical de l’abdomen. Il en existe neuf éditions, et cinq réimpressions de la dernière édition jusqu’en 1977. Il faut y ajouter trois traductions : en russe, en flamand et en espagnol. Cet ouvrage a sauvé de nombreuses vies humaines dans tous les pays en se faisant le mémento et le guide du practicien isolé. Le texte de la huitième édition est identique à celui de la première, alors que tant de domaines de la médecine et de la chirurgie ont été bouleversés : à côté des méthodes d'exploration technique, l'esprit de l'homme qui voit, pèse et juge, demeure souverain.

1929

Consultation de chirurgie à l’hôpital Necker.

1930-1947

Secrétaire de l’Association nationale de chirurgie.

1931, 6 octobre.

Lors de l’inauguration d’une plaque commémorative en l’honneur de son maître Paul Lecène à l’hôpital Saint-Louis, il prononce un discours fameux qui marque le point de départ de sa carrière littéraire.

1932, 1er janvier.

Chef de service à l’hôpital Broussais.

1933, 1er janvier.

Chef de service à l’hôpital Bichat.

1933, août

Venu pour voir une exposition sur Rembrandt, il dessine en douze heures à La Haye sa plus belle rose, d'un pourpre cueilli dans un jardin hollandais.

1933, 30 décembre.

Officier de la Légion d’honneur.

1938

Election à la chaire de pathologie chirurgicale de la faculté de médecine de Paris.

1939, 20 janvier.

Leçon inaugurale à la chaire de pathologie chirurgicale.

1939-1940

Secrétaire général de l’Académie de chirurgie. C’est lors d’une séance à l’Académie de chirurgie qu’il présente pour la première fois les phlébites en cordon du réseau superficiel thoraco-abdominal, dénommée depuis maladie de Mondor.

1940, au soir du 14 juin

Henri mondor décide d’entamer la rédaction de la Vie de Mallarmé " pour se réconcilier avec la vie et certains prestiges français ", après avoir pendant plus de vingt années recueilli et collectionné des manuscrits, plus de dix mille lettres ou des reliques du poète. Il lui consacrera plus de dix ouvrages critiques et biographiques, dont l’édition annotée de ses œuvres complètes dans la collection de la Pléïade.

1941, 1er janvier.

Chef de service et porfesseur titulaire de la chaire de clinique chirurgicale à l’Hôtel-Dieu.

1943, 1er octobre.

Chef de service à l’hôpital de La Salpêtrière.

1944, août

Lors des combats pour la libération de Paris, Henri Mondor est blessé à la tempe d'un éclat de verre dû à une balle allemande en se rendant en voiture à l’hôpital de la Salpêtrière. Le peuple américain a tenu à lui exprimer sa gratitude pour sa " contribution à la cause alliée pendant l’occupation ". Il signe le 9 septembre 1944 aux côtés de Georges Duhamel et de Paul Valéry le  Manifeste des écrivains français " qui établit une longue liste noire des collaborateurs dans l'édition. Il ne signe pas cependant l’autre manifeste demandant la grâce de Robert Brasillach.

1945, 15 mai.

Election à l’Académie de médecine.

L’homme de lettres (1947-1962)

1946, 4 avril.

Election à l’Académie française.