Les livres et les images 4/10

« Bientôt je me procurai la Nouvelle Héloïse, je crois que je la pris au rayon le plus élevé de la bibliothèque de mon père à Claix. […] Je la lus couché dans mon trapèze à Grenoble, après avoir eu le soin de m'enfermer à clef, et dans des transports de bonheur et de volupté impossibles à décrire. » (Vie de Henry Brulard, p. 701.)

« La lecture de la Nouvelle Héloïse et les scrupules de Saint-Preux me formèrent profondément honnête homme ; je pouvais encore, après cette lecture faite avec larmes et dans des transports d'amour pour la vertu, faire des coquineries, mais je me serais senti coquin. Ainsi c'est un livre lu en grande cachette et malgré mes parents qui m'a fait honnête homme. » (Vie de Henry Brulard, pp. 716-717.)