L'Ecole Centrale 1/4

« Dans le fait j'ai été exclusivement élevé par mon excellent grand-père, M. Henri Gagnon. Cet homme rare avait fait un pèlerinage à Ferney pour voir Voltaire et en avait été reçu avec distinction. […] M. Henri Gagnon portait une perruque poudrée ronde à trois rangs de boucles parce ce qu'il était docteur en médecine, et docteur à la mode parmi les dames […]. Mon excellent grand-père, à cause de sa perruque, m'a toujours semblé avoir quatre-vingts ans. » (Vie de Henry Brulard, p. 553.)

« Mon grand-père était plein de mesures dans ses plaisanteries et son esprit fin et froid pouvait passer pour inaperçu. Il était d'ailleurs un de science pour ces temps-là […] Il était impossible de s'ennuyer dans une société où était M. Gagnon. » (Vie de Henry Brulard, p. 592.)

« Mon grand-père fut le très digne chef du jury chargé de présenter à l'administration départementale les noms des professeurs et d'organiser l'école […] le fondateur de la bibliothèque publique devait à sa considération dans le monde d'être le chef de l'Ecole centrale. » (Vie de Henry Brulard, p. 740.)

« Le docteur Gagnon, homme cultivé, lecteur des philosophes des Lumières, s'intéressait à d'autres domaines que la médecine. Il fut l'un des créateurs de la bibliothèque publique de Grenoble […] [et] fut aussi le moteur de la création du musée de Grenoble. […] La Vie d'Henri Brulard lui fait une large place. C'est lui qui reconnaît, symboliquement, le droit à l'écriture du futur écrivain. » (Dictionnaire Stendhal, 2003, p. 291-292.)