L'Ecole Centrale 2/3

« Avant d'être nommé professeur de dessin à l'Ecole Centrale de l'Isère le 16 ventôse an IV (6 mars 1796), L.-J. Jay fut pendant huit ans professeur à l'Académie des Arts de Montpellier […] Il arrive donc à Grenoble, à l'âge de quarante-quatre ans, avec une certaine expérience de l'enseignement. […] A l'Ecole Centrale, son cours de dessin est divisé en classes, de niveaux différents, et il dure "deux heures par jour, de trois à cinq pendant toute l'année les quintidis et décadis exceptés". » (Louis-Joseph Jay, sa vie, son œuvre, p.23.)

Dans La Vie de Henri Brulard, Jay est décrit comme un « grand hâbleur de cinq pieds dix pouces, sans l'ombre de talent mais bon pour enfiévrer (monter la tête des enfants) obtenait un beau succès, fort important pour l'Ecole centrale calomniée par le pr[êtres]. Il avait deux ou trois cents élèves. » (Vie de Henry Brulard, p. 750.)

« Il nous enflammait, mais n'avait pas la plus petite notion du beau. » (Vie de Henry Brulard, p. 753.)