Henri
Beyle

Les années
grenobloises

« Ce qu'il y a de plus caché
au fond du coeur
et de la tête »

L'épopée
napoléonienne

Beyle
dramaturge

Le retour
à la légende
militaire

Ecrire une Histoire
de la peinture
en Italie

L'étude des passions

« La constante préoccupation de Beyle était l'étude des passions. Lorsque quelque provincial lui demandait quelle était sa profession, il répondait gravement : "Observateur du cœur humain" » (P. Mérimée, H.B., pp. 32-33).
La vocation de Stendhal à devenir le « grand peintre des passions » et des mœurs se dessine dans la Filosofia nova et confirme son ambition de vouloir approfondir la « connaissance du cœur humain » dont son grand-père Gagnon lui parlait : « La seule science que j'ai à apprendre est la connaissance des passions. Faire un cahier où elles auront chacune leur place, y rassembler les notions que j'aurai sur chacune d'elles, ou les indications des lieux où je pourrai les trouver. » (Pensées : Filosofia nova, t. II, p. 75)
Dans ses Pensées, Beyle consigne des « vérités » qui sont la base de réflexion qui alimentera son travail d'analyse scientifique et poétique des passions et du sentiment : « Il faut observer les passions dans l'homme qui existe pour pouvoir les mettre dans mes êtres plus beaux que nature. Pour observer les passions il faut savoir ce qu'est la vérité. Mais nous voyons les choses telles que notre tête nous les peint. Il faut donc connaître cette tête. Cet ouvrage a pour objet de connaître la tête et les passions. Le désir que j'ai d'être un grand poète me conduira donc jusqu'aux vérités qu'il contiendra. » (Pensées : Filosofia nova, t. II, p. 114)