L'étude des passions 4/5

16 mars 1812 : « Je me suis demandé en dînant vis-à-vis de cette femme : Comment des yeux grands et même beaux peuvent-ils être bêtes ?
1° Le fait existe ; Je me suis rappelé les yeux de mon oncle Martin.

2° J'ai observé que la courbe formée par la paupière supérieure, de A en B, était inflexible, ne variait nullement, était toujours la même à chaque fois que l'œil s'ouvrait.

Que peut-être l'inflexion C lui manquait, qu'elle se rapprochait du demi-cercle parfait.

Les yeux qui plaisent ont cette courbe très elliptique ; les yeux célestes l'ont surbaissée, au milieu, comme

Moins fort, bien entendu, que dans cette figure. J'avais cette idée d'après mes yeux, dont la courbe est interrompue par une droite et j'ai retrouvé le surbaissement dans le divin Pâris de Canova. » (Œuvres intimes, I, p. 824.)