L'écriture de l'intime 2/3

« Un salon de huit ou dix personnes dont toutes les femmes ont eu des amants, où la conversation est gaie, anecdotique, et où l'on prend du punch léger à minuit et demi, est l'endroit du monde où je me trouve le mieux […] Volontiers je tombe dans le silence du bonheur et, si je parle, ce n'est que pour payer mon billet d'entrée. » (Vie de Henry Brulard, p. 804.)

Lettre à Pauline (6 octobre 1807) : « Le rôle d'une demoiselle, dans nos mœurs, est l'immobilité, la nullité, toutes les négations. On accorde à une femme mariée une liberté qui va jusqu'à la licence. » (Correspondance générale I, p. 622.)

1er août 1801 : « Je suis ainsi que beaucoup d'autres embarrassé lorsqu'il s'agit d'enfiler une femme honnête. Voici un moyen très simple. Lorsqu'elle est couchée, vous la baisotez, vous la branlez, etc. ; elle commence à y prendre goût. Cependant la coutume fait qu'elle se défend toujours. Il faut alors, sans qu'elle s'en aperçoive, lui mettre l'avant-bras gauche sous le cou, dessous le menton, de manière à l'étouffer. Le premier mouvement est d'y porter la main ; pendant ce temps il faut prendre le vit entre l'index de la main droite et le grand doigt, tous deux tendus, et le mettre tranquillement dans la machine. […] C'est Percheron qui m'a donné ce moyen, et il y est expert » (Oeuvres intimes, I, pp. 20-21.)

2 mars [1806] : « Je parlai un instant à Mme [un blanc], mère de Pauline et de Félicité, en tâtant la fesse de Pauline et les cuisses de Félicité ; le bon aurait été d'avoir la cuisse contre celle de Colette, la troisième fille, comme je l'ai eue pendant le dîner. » (Oeuvres intimes, I, p. 393.)