L'écriture de l'intime 3/3

3 août 1804 : « La curiosité entre pour beaucoup dans l'amour ; moi, à qui le dessin a donné l'habitude de chercher le nu sous le vêtement et de me le figurer nettement, je suis donc moins susceptible d'amour qu'un autre. » (Oeuvres intimes, I, p. 109.) L'apprentissage du dessin avec Jay, puis Regnault, rend en effet Henri Beyle sensible au détail physiologique. 25 février 1805 : « L[ouason] a pris l'air d'une femme qui reçoit son entreteneur […] Pendant ce temps, sa lèvre supérieure changeait entièrement de forme, elle perdait la tendresse angélique pour prendre l'enjouement d'une catin. » (Oeuvres intimes, I, p. 24.)