La seule passion qui ne fut pas chassée par the love of glory 4/7

En 1802, Henri Beyle « conçoit pour elle une vive passion, toute paradoxale, puisqu'il ne la vit que sept fois et ne lui parla peut-être jamais vraiment […] c'est au frère de l'aimée, Edouard, que de juin 1802 à juin 1804, il livrera l'expression de ses sentiments, dans l'espoir qu'elle en sera attendrie par ricochet. » (Dictionnaire Stendhal, 2003, p. 468.)
Lettre à Pauline (2 septembre 1807) : « Mais écris-moi beaucoup sur cette charmante V[ictorine]. Je crois que tu as raison ; c'est une âme bien rare. Je l'ai bien aimée, et je l'ai vue sept fois en ma vie. Toutes autres passions, elles n'ont été qu'une réflexion de celle-là. J'ai aimé Mélanie parce qu'elle me rappelait son caractère. » (Correspondance générale I, p. 611.)
Lettre à Pauline (6 octobre 1807) : « elle connaît la cruauté et l'ironie que le malheureux, qu'une âme forte a fait errer, rencontrerait à chaque pas. » (Correspondance générale I, p. 622.)

19 juillet 1804 : « Pendant que l'a[bbé] H[élie] était avec nous aux Tuileries, il a passé une femme nullement remarquable qui avait dans l'ensemble des yeux un trait de ressemblance bien léger avec V[ictorine]. Cela m'a renversé ; j'ai été deux secondes hors de moi. » (Oeuvres intimes, I, p. 101.)
19 Décembre 1804 : « Le soir, je vais aux Français et pour la première fois ailleurs qu'au parterre. Je me place le plus près possible des acteurs, ensuite je cours les loges pour chercher Victorine, mais en vain. » (Oeuvres intimes, I, p. 163.)
11 janvier 1805 : « J'ai cru la reconnaître à quelques loges de moi, mais ce n'était pas elle, surtout aux gestes : j'ai tant lorgné que j'en ai les yeux désaccords. » (Oeuvres intimes, I, p. 163.)
24 janvier 1805 : « Je ne puis plus me figurer Victorine dans aucune position, mon imagination est épuisée… » (Oeuvres intimes, I, p. 195.)