Rechercher la vis comica et se dérousseauiser 1/12

21 novembre 1804 : « Dérousseauiser mon jugement en lisant Destutt [de Tracy], Tacite, Prevost de Genève, Lancelin. » (Oeuvres intimes, I, p. 152.)

12 décembre 1805 : « Je suis de l'avis de Tracy : nosce te ipsum, connais-toi toi-même, est une source de bonheur. » (Oeuvres intimes, I, p. 362.)

Lettre à Pauline (3 juin 1807) : « Je relis la Logique de Tracy avec un vif plaisir ; je cherche à raisonner juste pour trouver une réponse exacte à cette question : Que désiré-je ? » (Correspondance générale I, p. 600.)

« En 1817, l'homme que j'ai le plus admiré à cause de ses écrits, le seul qui ait fait révolution chez moi, M. le comte de Tracy, vint me voir à l'hôtel d'Italie […]. J'adorais depuis douze ans l'Idéologie de cet homme qui sera célèbre un jour. On avait mis à sa porte un exemplaire de l'Histoire de la peinture en Italie. Il passa une heure avec moi. Je l'admirais tant que probablement je fis fiasco par excès d'amour. Jamais je n'ai moins songé à avoir de l'esprit ou à être agréable. J'approchais de cette vaste intelligence, je la contemplais, étonné ; je lui demandais des lumières. […] M. Destutt de Tracy, pair de France, membre de l'Académie, était un petit vieillard remarquablement bien fait et à tournure élégante et singulière. Il porte habituellement une visière verte sous prétexte qu'il est aveugle. […] M. de Tracy n'a jamais voulu permettre qu'on fît son portrait. Je trouve qu'il ressemble au pape Corsini, Clément (…). Ses manières sont parfaites quand il n'est dominé par une abominable humeur noire. […] C'est un vieux don Juan […]. » (Souvenirs d'égotisme, pp. 447-448.)