Henri
Beyle

Les années
grenobloises

« Ce qu'il y a de plus caché
au fond du coeur
et de la tête »

L'épopée
napoléonienne

Beyle
dramaturge

Le retour
à la légende
militaire

Ecrire une Histoire
de la peinture
en Italie

L'Ecole Centrale

La loi du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) remplace les anciens collèges par les écoles centrales, destinées à former l'élite de la nation. Son orientation générale est de favoriser le développement des « arts mécaniques », grâce à l'enseignement des sciences et du dessin.

« Par opposition aux Collèges d'Ancien Régime où l'enseignement comportait une forte dominante de langues anciennes, fondement de la culture humaniste traditionnelle, les écoles centrales privilégient une formation plus scientifique, organisée en trois sections. La première section correspond à la catégorie d'âge des douze-quatorze ans, et a pour but de développer le sens de l'observation et les facultés d'analyse. L'enseignement du dessin fournit le point de départ. Il doit permettre aux élèves de savoir décrire et reproduire la réalité sensible, c'est-à-dire de développer et maîtriser leur sens de l'observation. […] La deuxième section, qui regroupe les élèves âgés de quatorze à seize ans, est constituée d'enseignements déjà abstraits comme les mathématiques, la physique et la chimie. A seize ans, les élèves entrent dans la troisième section (de seize à dix-huit ans). Le programme comprend l'étude des sciences morales et politiques (histoire et législation), des belles-lettres et de la grammaire générale, c'est-à-dire de matières dans lesquelles la spéculation intellectuelle joue un rôle essentiel. (…)La deuxième grande innovation des écoles centrales est la liberté accordée aux administrations, aux professeurs et aux élèves. En effet, le recrutement des professeurs est laissé à la libre appréciation des Administrations départementales. […] Les professeurs ne sont pas tenus de respecter un programme. Ils organisent leurs cours comme ils l'entendent. Enfin, les élèves ne sont pas obligés d'assister à tous les cours de leur section, ni de parcourir toutes les sections du cycle. Ils choisissent, en fonction de leurs connaissances initiales […] Ainsi Henri Beyle entre à l'automne 1796 à l'Ecole Centrale de l'Isère. Il est âgé de treize ans et demi. Vu son âge, il aurait dû entrer dans la deuxième section. En fait, pendant sa première année, il suit simultanément les cours de latin et de dessin de la première section, et ceux de mathématique de la seconde section. » (Louis-Joseph Jay, sa vie, son œuvre, pp. 20-21.)