12 septembre 1811, après la visite du palais de Milan : « Les deux portraits de l'Empereur sont grandioses, vraiment d'apparat, par le moyen surtout des deux victoires en demi-teinte ; mais Appiani a fait de l'empereur un inspiré. Il semble que les peintres ne conçoivent le génie que de cette manière, et que cette raison supérieure, qui saisit les rapports réels des choses autant qu'il est possible à l'homme, et qui domine les événements par une prudence froide, leur soit visible. » (Oeuvres intimes, I, p. 755.)

« Il était difficile de savoir ce qu'il pensait de Napoléon. Presque toujours il était de l'opinion contraire à celle qu'on mettait en avant. Tantôt il en parlait comme d'un parvenu ébloui par les oripeaux, manquant sans cesse aux règles de la LO-GIQUE. D'autres fois, c'était une admiration presque idolâtre. » (P. Mérimée, H.B., p. 7.)
« Il y avait un fond d'italianisme dans le caractère de Napoléon : c'était l'amour des cordons de toutes couleurs et la crainte du prêtre. » (Promenades dans Rome, p. 64.)
« Napoléon fut ce qu'a jamais produit de mieux le second degré de civilisation. (…) Napoléon est donc un tyran du XIXe siècle. Qui dit tyran, dit esprit supérieur, et il ne se peut pas qu'un génie supérieur ne respire, même sans s'en douter, le bon sens qui est répandu dans l'air. » (Vie de Napoléon, p. 188.)