27 septembre 1801 : « A trois l[ieues] de Tortone, je vis le fameux champ de bataille de Marengo. On y voit quelques arbres coupés et beaucoup d'os d'hommes et de chevaux. » (Oeuvres intimes, I, p. 26.)
« Pendant les conférences de Passeriano, le général Desaix vint de l'armée du Rhin parcourir les champs de bataille qu'avait illustrés l'armée d'Italie (…). Desaix visita tous les camps ; dans tous il fut accueilli avec de grands égards. C'est de cette époque que date son amitié pour Napoléon ; il aimait la gloire pour elle, la France par-dessus tout ; il était d'un caractère simple, actif, insinuant ; il avait des connaissances étendues ; personne n'avait mieux étudié que lui le théâtre de la guerre dans le Haut-Rhin, la Souabe et la Bavière. Sa mort a fait couler les larmes du vainqueur de Marengo. » (Mémoires sur Napoléon, p. 612.)