Le voyage en Italie au début du XIXe siècle 4/4

8 janvier 1828 : « Le premier pas que fait l'esprit de l'étranger qui aime les ruines (c'est-à-dire dont l'âme un peu mélancolique trouve du plaisir à faire abstraction de ce qui est, et à se figurer tout un édifice tel qu'on le voyait jadis, quand il était fréquenté par les hommes portant la toge) ; le premier pas que fait un tel esprit, dis-je, est de distinguer les restes des travaux du Moyen Age entrepris vers l'an 1300, pour servir à la défense, de ce qui fut construit plus anciennement pour donner la sensation du beau; car, dès qu'ils ont du pain et un peu de tranquillité, les hommes de nos races européennes sont amoureux de cette sensation du beau. » (Promenades dans Rome, p. 740.)