L'idée d'une Histoire de la peinture en Italie 4/5

L'idée de rédiger un « manuel » d'histoire de la peinture en Italie naît au cours de son voyage de 1811. « A peine est-il rentré d'Italie qu'il commande au papetier Chaulin, rue Saint-Honoré, une série de douze volumes in-folio cartonnés vert pomme, engage un secrétaire et commence à lui dicter, le 14 décembre 1811, une paraphrase française du livre de Lanzi. […] lorsqu'il demande, et obtient, au milieu de 1812, d'être chargé du courrier de l'Empereur alors en marche vers Moscou, il n'hésite pas à placer dans ses bagages les volumes cartonnés en vert pomme […] » (Préface de V. del Litto à l'Histoire de la peinture en Italie, pp. 17-18). Lors de la retraite de Russie, ses bagages sont pillés et le manuscrit est définitivement perdu. Seul le tome 12 de ce premier manuscrit, laissé à Paris, a été sauvé « celui-là même où Beyle a tracé en grosses lettres sur la couverture l'inscription cryptique : "I am. Gre. At.", qui soit être ainsi décryptée : "I am great" » (Ibid).