Henri
Beyle

Les années
grenobloises

« Ce qu'il y a de plus caché
au fond du coeur
et de la tête »

L'épopée
napoléonienne

Beyle
dramaturge

Le retour
à la légende
militaire

Ecrire une Histoire
de la peinture
en Italie

Denon directeur de l'iconographie des conquêtes

« Au lendemain de sa campagne triomphale de 1806 en Germanie, Napoléon signe, le 3 mars, un décret ordonnant de peindre dix-huit tableaux, dont onze traitent des principaux événements […] Le libellé exact des sujets et les noms des artistes sont proposés par Vivant Denon le 17 mars et accepté par l'Empereur. Chaque artiste est informé de sa désignation, du sujet qui lui est confié et des conditions générales d'exécution de l'ouvrage. […] Le 16 mai, il rend compte à Daru des sujets retenus pour ces derniers […]. » (Y. Cantarel-Besson, C. Constans et B. Foucart, Napoléon, images et histoire, p. 55.)
Outre les peintres reconnus (comme Anne-Louis Girodet ou Pierre-Narcisse Guérin) à qui sont confiés ces sujets, de nombreux artistes accompagnent les généraux au cours de leurs campagnes. C'est ainsi que Swebach-Desfontaines, Faber du Faure, Bacler d'Albe, Bagetti ou Zix vivent l'existence quotidienne des soldats et élaborent leur programme iconographique au moment des événements. » A partir des croquis, dessins topographiques, calques ou esquisses en tous genres, chacun affine sa vision de l'événement sous l'œil attentif de Denon. […] Dans un semblable souci d'exactitude topographique, Zix trace les calques des villes traversées, afin de restituer le théâtre même des hostilités. La précision apportée à la description du décor tente alors de donner un gage d'authenticité aux conquêtes. » (R. Spiegel, Dominique-Vivant Denon et Benjamin Zix, p. 75.)
Henri Beyle peut ainsi contempler à Paris, le 7 juillet 1810, un « panorama représentant la bataille de Wagram [et] ouvert dans la Rotonde des Capucines » (Moniteur du 8 juillet 1810) : «  J'ai eu un doux plaisir, ce matin, au panorama de Wagram, qui m'a rappelé Vienne et the pleasant anxious being que j'y goûtais. » (Oeuvres intimes, I, p. 602.)