Le 23 juillet 1812, Henri Beyle part pour la Russie.
4 octobre 1812 : « Nous sortîmes de la ville éclairée par le plus bel incendie du monde, qui formait une pyramide immense qui était comme les prières des fidèles : la base était sur la terre et la pointe au ciel. La lune paraissait, je crois, par-dessus l'incendie. C'était un grand spectacle, mais il aurait fallu être seul pour le voir. Voilà la triste condition qui a gâté pour moi la campagne de Russie : c'est de l'avoir faite avec des gens qui auraient rapetissé le Colisée et la mer de Naples. » (Oeuvres intimes, I, p. 833.)

Lettre à la comtesse Beugnot (28 octobre 1812) : « Une seule chose m'a attristé c'est […] lors de notre rentrée à Moscou, le spectacle de cette ville charmante, un des plus beau temple de la volupté, changée en ruines noires et puantes, au milieu desquelles erraient quelques malheureux chiens et quelques femmes cherchant quelque nourriture. »

Le journal de H. Beyle pour l'année 1812 s'achève après le récit de l'incendie de Moscou.